Liens(milonga sur Barcelone, liste de groupe de tango nuevo...), lexique, le mot de la fin
Nous avons passé notre jour de l'an dans les milongas de Barcelone
Le bon plan est de coucher à Montserrat.
http://www.montserratvisita.com/internes/_pUI7-gXTbraorWsYtYXV_Rdgqa8gBIvJku-kvw5igfQ
Le bon plan est de coucher à Montserrat.
http://www.montserratvisita.com/internes/_pUI7-gXTbraorWsYtYXV_Rdgqa8gBIvJku-kvw5igfQ
Quelques liens pour ceux qui vont danser le tango à barcelone.
http://tangoenbarcelona.blogspot.com/p/milongas-en-barcelona.html
http://www.pasiontango.net/milongas.aspx?cid=47
http://www.barnatango.com/
milonga en catalogne
http://www.rincondeltango.com/tango/barcelona/
d'autres liens sur les groupes de nuevo
http://www.pasiontango.net/milongas.aspx?cid=47
http://www.barnatango.com/
milonga en catalogne
http://www.rincondeltango.com/tango/barcelona/
d'autres liens sur les groupes de nuevo
http://www.electrotango.net/Grupos.html
Deux grandes tendances peuvent résumer le début du deuxième centenaire de la période Tango : la poursuite des voies nouvelles ouvertes, en matière d'harmonie avec Pugliese et surtout Piazolla, et l'arrivée de la musique électronique, associée naturellement avec un style de danse plus ouvert aux diverses influences
http://www.marseilletango.fr/Discographie%20tango%205.htm
mjc de l'isle jourdain
http://mjclislejourdain.over-blog.com/
Deux grandes tendances peuvent résumer le début du deuxième centenaire de la période Tango : la poursuite des voies nouvelles ouvertes, en matière d'harmonie avec Pugliese et surtout Piazolla, et l'arrivée de la musique électronique, associée naturellement avec un style de danse plus ouvert aux diverses influences
http://www.marseilletango.fr/Discographie%20tango%205.htm
mjc de l'isle jourdain
http://mjclislejourdain.over-blog.com/
Un documentaire BBC sur la Confiteria Ideal lieu mythique de tango argentin à Buenos Aires.(c'est sous-titré en anglais) Il y a Puppy Castello, Mariano Chicho Frumboli qui m'inspirent toujours et d'autres Maestros en démonstration...
docu tango milongero
Les débuts photos noire et blanc (attention c'est chaud le tango à séjourner dans les bordels argentins)
Quelques clips de Bajafondo.
Surprise
http://www.youtube.com/watch?v=RIBAa2R8zek&feature=rellist&playnext=1&list=PLCD48A2B7A2D160D7
Petit lexique
Quelques définitions pour apprivoiser le langage du tango.- Abrazo :
- Serrer dans ses bras, enlacer le ou la partenaire.
- Adelante :
- En avant
- Adornos :
- Dentelle, embellissement, mouvement servant à enjoliver le pas, initié par le ou la partenaire sans nuire à l'enchaînement des pas.
- Atras :
- En arrière
- Baldosa:
- (Carreau), pas de base de 6 temps
- Barrida :
- (Balayage), mouvement du pied de l'homme emmenant celui de la femme ou inversement par le guidage de l'homme qui indique à la femme d'emmener son pied.
- Boleito :
- Dentelle exécutée pour enjoliver un pas, mouvement du pied ou de la jambe.
- Boleo :
- Boleo circulaire en l'air ou au sol, interruption de l'ocho atras ou adelante de la femme provoqué par le guidage de l'homme. Également, boleo linéaire avant ou arrière
- Cadena :
- (Chaîne), succession de sacadas de l'homme et de la femme, amenant le couple à se déplacer en dessinant un cercle sur le sol.
- Calesita :
- (Manège), le partenaire se déplace autour de la femme.
- Colgadas :
- (Accrochées), figure dont l'axe est inclinée et suspendue.
- Coqueta :
- Sacada en arrière exécuté par l'homme ou par la femme.
- Cortado :
- Coupé, interrompu
- Cruse :
- Croisé
- Cuñita :
- (Berceau), mouvement du couple enlacé tournant sur lui-même par une succession de petits pas avant arrière.
- Enganche :
- Wrap de la jambe.
- Enrosque :
- Vrille, entortillé
- Gancho :
- (Crochet), mouvement fouetté de la jambe autour de la jambe du partenaire.
- Giro :
- Tour, virement, composé par la suite de pas qui utilise les croisés avant, arrière et l'ouverture.
- Lapiz :
- (Crayon)
- Marca :
- Le guidage.
- Milonga :
- Danse plus rythmée reliée au tango - Soirée dansante de tango - Style de musique reliée au tango - Endroit où ont lieu des soirées de tango.
- Molinete :
- (Giro), tour
- Mordida :
- (Sanquichito, sandwich), pas dans lequel l'homme va enserrer le bout du pied de la femme.
- Ocho :
- Pas décrivant un huit sur le sol.
- Ocho adelante :
- Huit avant
- Ocho atras :
- Huit arrière
- Ocho cortado :
- Huit coupé
- Parada :
- (Arrêt), figure exécutée pour faire un arrêt.
- Pepito (el) :
- Figure qui utilise les mêmes pas que le tour à la droite de l'homme sans tournet autour de celui-ci.
- Planeo :
- Mouvement de la jambe libre de l'homme ou de la femme décrivant un large cercle sur le sol, l'autre jambe étant en pivot.
- Roulos :
- Petits mouvements du pied dessinant des cercles au sol.
- Sacada :
- Entrée d'un pied entre les jambes du ou de la partenaire en prenant l'espace de l'autre.
- Salida :
- Premier temps du pas de base.
- Salida simple :
- Sortie simple.
- Salto :
- Saut.
- Sentada :
- Indication pour asseoir la partenaire sur une cuisse de l'homme.
- Soltada :
- Dégager, ouvrir la prise, permettre la créativité individuelle.
- Traspie :
- Pas utilisant les contre-temps. (Milonga)
- Sube y baja :
- Sous et se retirer, un pas de 3 temps.
- Taconeo :
- Bruit des talons sur le sol.
- Volcadas :
- (Renversées), pas dont l'axe est incliné vers le partenaire.
> Extrait d'un forum tango pour le mot de la fin sur l'esprit du tango nuevo. (le lien entre le présent et la tradition)
> Traduction de la revue "El tangauta" sur le Tango avec Milena Plebs et Mariano «Chicho» Frumboli .
(traduction de Léo et Béatriz Becker)
Mariano « Chicho » Frumboli est une icône du nouveau mouvement du Tango dansé. En
s´inspirant des bases du Tango traditionnel, il en a révolutionné le genre.
> M P: Quelquefois je note une compétition entre les nouveaux courants qui permettent plus de mouvements amples, où les danseurs utilisent plus d´espace, et ceux qui défendent le Tango traditionnel avec un enlacement fermé.
C.F. : Il y a quelque chose de surprenant la dedans. Il y a les traditionnalistes qui défendent les racines jusqu´à la mort, et puis il y a les danseurs modernes ou alternatifs, en d´autres mots, le Tango Nuevo. Mais si tu y réfléchis, il n´y a rien entre. Les traditionnalistes se plaignent des modernes, en soutenant qu´ils ne dansent pas le Tango, qu´ils font de la gymnastique. Et les danseurs modernes se plaignent que les autres restent collés au passé. Il n´y a aucune fusion, c´est un groupe contre l´autre, et cela me rend triste parce qu´en réalité, nous sommes tous dans le même bateau.
Milena Plebs : J´aimerais parler avec toi ce que, nous autres danseurs et professeurs, pouvons à partir de notre expérience apporter à ceux qui sont en train d´apprendre.
Chicho Frúmboli : Chaque jour quand nous allons dans une milonga, ou que nous faisons une démonstration ou un spectacle, nous sommes en train d´écrire l´Histoire du Tango, et c´est déjà une contribution.
Beaucoup de jeunes gens s´investissent dans le Tango, nous sommes au début d´une époque très importante. Le genre va rester, il n´y a aucun risque pour qu´il devienne occulte ou marginalisé de nouveau. Il est en constante évolution.
M P. : Mais quelquefois, ceux qui commencent le tango se perdent dans toutes les multiples options.
C.F. : Ils sont complètement perdus ! Moi, j´ai appris avec les derniers grands milongueros. J´ai pris les informations directement d´eux-mêmes.
Ceux qui commencent à danser n´ont pas cette expérience. A la place, ils apprennent de la génération intermédiaire dont je fais partie : nous sommes le lien entre ces vieux danseurs et les jeunes. Le problème est que nous avons manqué quelque chose dans notre enseignement, et j´en prends une responsabilité totale,
de même que d´autres collègues devraient le faire aussi. Je n´ai pas transmis ce que j´ai appris. J´ai été pris par la folie de la créativité, parce que j´ai vu une veine nouvelle dans l´évolution du mouvement. Je me suis jeté moi-même dedans, et j´ai perdu la faculté de transmettre l´essence du Tango, alors que je l´avais très fort à l´intérieur. A cause de cela, je sens, qu´aujourd´hui, il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas ou ne
savent pas ce qu´est la réelle essence de cette danse.
M. P. : Tu danses depuis 15 ans. Quels changements as-tu noté dans l´évolution de cette danse ?
C.F. : Avant, les gens travaillaient avec précision et avec une esthétique particulière, d´une façon fonctionnelle et mécanique qui donnait une forme et un style. Faire un mouvement ou un pas impliquait une expression du corps entier. Actuellement, non seulement l´essence a été perdue, mais le poids de la danse aussi, sa
densité
> et son importance. Pour moi, ce nouveau Tango est quelque peu irrespectueux, en regard de ce qu´est le Tango.
M. P. : La connaissance que les milongueros nous ont transmise intuitivement, l´indescriptible saveur dans la façon dont ils bougeaient sont perdues....
>
> C.F. : Oui, cela m´a pris 5 mois avant de me lancer sur la piste de la milonga Almagro. Je n´osais pas, j´y allais chaque dimanche, seulement pour regarder. On y respirait un air de respect qu´on ne retrouve plus aujourd´hui. On peut peut-être le sentir encore dans des milongas telles que Glorias Argentinas, La Baldosa ou dans quelques endroits qui sont restés en dehors du circuit du Tango plus jeune. J´ai aussi pris cette essence de toi et des danseurs de ta génération. Je pense que les gens d´aujourd´hui ne sont pas motivés, ils ne veulent pas travailler ou chercher. Ils ne veulent pas aller au fond des choses, ils restent au niveau superficiel. Cela a un rapport direct avec les nouveaux mouvements et la dynamique qu´ils utilisent ; s´ils n´utilisent pas la bonne énergie, le résultat reste froid.
M P: Le discours interne dans le mouvement est aussi important que la forme externe
C.F. : Il y a 10 ans, quand j´allais dans les milongas, je pouvais rester à observer un seul couple danser tout autour de la piste parce qu´il y avait quelque chose qui m´attirait, qui me faisait garder les yeux sur eux.
Aujourd´hui je ne regarde pas plus que vingt secondes parce qu´ils sont tous pareils. Tu regardes un couple circuler et le couple suivant derrière fait la même chose, et ceux qui suivent c´est pareil. Il n´y a rien qui m ´attire, qui me crée une émotion. Sauf si je vais dans les quelques endroits traditionnels qui perdurent.
M P : Penses-tu que les gens qui dansent automatiquement, en répétant des séquences, pourraient le faire de façon plus interne ?
C.F. : Cela demande beaucoup de choses ! Tu sais cela, parce que tu es un professeur aussi, actuellement, la pédagogie disponible sur le Tango est beaucoup plus décodée par rapport à il y a 10 ans, et ainsi c´est plus facile à apprendre. Aujourd´hui tu vois une volcada et une colgada, c´est la même chose, parce qu´elles ont été « achetées » dans le même paquet. Alors, entre faire un « sandwichito » ou une volcada.... Les gens font des volcadas parce que ça attire plus l´oeil.
Dans le Tango les gens sont très égocentriques et individualistes.Ils ne vont pas faire un sandwichito pour jouir de ce moment, mais ils réfèreront faire quelque chose qui les met plus en lumière et en valeur. Dans le domaine musical, Astor Piazzolla a rompu avec tout, mais si tu l´écoutes, c´est bien du Tango. Aujourd´hui dans la danse, beaucoup pensent qu´ils sont des Piazzolla, mais ils ne le sont pas. Je vois des hommes et des femmes qui sont seulement préoccupés de la façon dont on les regarde. C´est une situation extrêmement compliquée parce qu´on a à faire avec la personnalité et l´identité porteña (ndlr : de Buenos Aires)
MP: Mais les milongueros des autres époques étaient aussi Porteños !
C.F. : Oui, mais ces milongueros avaient du respect, de la délicatesse et de la sensibilité.
C´était totalement différent. Je reconnais que mon rôle est contradictoire parce que j´ai aussi collaboré à cet état de fait en ayant généré ce courant. A cette époque j´étais fatigué des codes stricts des milongueros qui ne correspondaient pas à mon temps, et, en rebelle, j´ai essayé de suivre mon propre chemin. Aujourd´hui je suis redevenu un milonguero (rire) : je suis contre les gens qui ne pratiquent pas le cabeceo, qui n´ont pas de codes ou de respect. La valeur du Tango a été diluée. C´est pourquoi je dis que beaucoup de danseurs sont perdus, ils se tiennent à peine pour danser et ils se meuvent pendant deux heures comme des zombies, c´est très triste.
M P: As-tu un souhait relatif au Tango ? Une attente ?
C.F. : Je vais te raconter une histoire. J´ai été rocker, j´avais les cheveux longs et je jouais de la batterie. Je haïssais le Tango, je ne l´aimais pas du tout, je ne pouvais même pas l´écouter. Mais quand je suis allé prendre un cours avec Ricardo Barrios et Victoria Vieyra, j´ai enlacé ma partenaire de danse pour la première fois et j´ai eu la chair de poule. J´ai dit : il y a quelque chose qui se passe ici... Et je n´ai jamais pu m´arrêter. Ce moment magique a été mon point de départ. Quelques années plus tard, je suis allé à la milonga « Trastienda » organisée par Horacio Godoy. Je suis entré, et je t´ai vue. Je voulais danser avec toi mais e n´arrivais pas à me jeter à l´eau jusqu´au moment où j´ai réussi à te demander. Je me souviens parfaitement, nous parlions et
> nous nous sommes enfin enlacés et à ce moment j´ai senti 40 ans de Tango. Rien que dans l´enlacement, tu comprends ? Nous n´avions même pas fait un seul pas ! C´était simplement par la façon dont tu m´avais enlacé. Pour moi, ce fut le moment le plus puissant de la tanda. Ensuite nous avons dansé longtemps. C´était génial, nous avons fait toute sorte de choses, c´était un plaisir véritable. Le moment de cet enlacement, comme celui de mon premier cours et quelques autres, ont façonné ma relation à la danse. Je parle de l´intimité de l´enlacement. Je n´ai ressenti cette sensation qu´avec très peu de personnes, cela s´est beaucoup perdu. Mon souhait pour la danse Tango, donc, est que l´on revienne à un partage intensif, au niveau de l´âme.
Qu´on ne reste plus au niveau superficiel, mais qu´on ressente de l´intérieur. Que tout parte de cette intimité.
L´essence du Tango c´est l´enlacement et la personne avec laquelle tu danses.